Technologies

Les possibilités d’innovation et de création se multiplient

clients quotidiens, étudiants pour la plupart, rapportent autour de 1 000 dollars mensuels.

Même si le taux de pénétration d’Internet en Somalie dépasse à peine 1 % de la population, chiffre comparable à celui de l’Afghanistan, la demande à Mogadiscio est en forte augmentation, grâce, comme dans le reste de l’Afrique, à la soif de technologie des jeunes.

De meilleures opportunités

Pour des millions de jeunes Africains sans emploi mais férus de technologie, la révolution numérique de l’Afrique présente d’énormes possibilités. Les technologies de l’information et de la communication (TIC) permettent à de jeunes entrepreneurs de se créer un meilleur avenir.

« Les TIC offrent de formidables opportunités » à la jeunesse africaine, affirme Ahmed Alfi, directeur général de Sawari Ventures, une société égyptienne de capital-risque axée sur les nouvelles technologies. « Le développement de logiciels est le seul secteur où un investissement de mille dollars peut rapporter un million. »

Et même si un café Internet ne rapporte pas un million de dollars, ce qui s’y crée peut être très lucratif. Ces cinq dernières années, l’installation de câbles en fibre optique et d’infrastructure a permis un degré de connexion sans précédent du continent africain. Les coûts d’accès à Internet ont baissé et de nouveaux marchés se sont ouverts pour les contenus, logiciels, applications pour mobiles et réseaux sociaux. De la Somalie au Ghana, de Dar es-Salaam à Dakar, en passant par le Cap et le Caire, la jeunesse africaine se sert des TIC pour stimuler la croissance, créer des entreprises et se forger un avenir.

L’essor du marché du mobile

L’Afrique compte six des dix économies à la croissance la plus rapide du monde. Elle constitue le deuxième marché au monde pour la téléphonie mobile – les « téléphones intelligents » s’y vendent quatre fois plus que les ordinateurs. Selon le blog ICTworks, entre août 2011 et février 2012 le nombre d’utilisateurs de Facebook en Afrique a progressé de 165 %. 

« En 2016, l’Afrique devrait compter un milliard de téléphones portables », explique dans un rapport récent Mark Casey, directeur des technologies, médias et télécommunications chez Deloitte, un cabinet de conseil financier. « L’utilisation d’Internet par téléphone portable en Afrique est l’une des plus développées au monde. D’importantes possibilités existent d’utiliser les réseaux sociaux à des fins commerciales. » 

Boom technologique au Ghana

Il y a cinq ans, BusyInternet, le plus gros fournisseur d’accès en Afrique de l’Ouest, a ouvert un café Internet à Accra, la capitale du Ghana. Dans une salle comptant une centaine d’ordinateurs, des Ghanéens de tous les horizons pouvaient utiliser une connexion haut-débit pour cinquante cents de l’heure. Le taux de pénétration d’Internet étant d’environ 10 % en 2011, BusyInternet était l’un des rares endroits où les jeunes pouvaient se connecter.

Mac-Jordan Degadjor, 26 ans, est un blogueur reconnu au Ghana, spécialiste des technologies et réseaux sociaux. Il est le premier Ghanéen à avoir été nommé Internet Freedom Fellow, un prix décerné par le Département d’Etat américain à des individus qui ont défendu la liberté d’expression et de réunion en ligne. Mac-Jordan Degadjor se souvient de l’effet révolutionnaire de BusyInternet dans le secteur de la haute technologie. « Cela a ouvert de nombreuses portes aux jeunes qui vivaient au Ghana », raconte-t-il. 

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La Rédaction

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