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Où en sont les hubs French Tech en Afrique ?

L’Afrique progresse à pas de géant, les French Tech Hubs sur le continent aussi. Ces têtes de réseau French Tech à l’étranger, qui fédère les entrepreneurs français expatriés et tente d’attirer les talents locaux, sont en pleine accélération.

 

UN LAB AU CAP

Au Cap, en Afrique du Sud, la French Tech dispose même d’un lieu physique, le “French Tech Lab”. Un espace de 500m² situé au Century Lab, là où ont grandi quelques pépites du pays. Il s’agit d’un lieu de coworking, d’incubation et d’accélération qui peut accompagner les start-up de l’idée à leur première levée de fonds. Le Lab ambitionne d’accueillir 30 start-up simultanément. “Il est entièrement financé sur fonds privés (par levée de fonds) puis disposera de son propre business model : les six premiers mois seront gratuits, il y aura ensuite des services payants“, explique Christophe Viarnaud, patron de Methys et leader de la communauté French Tech en Afrique du sud.

La communauté française locale s’est largement appuyée sur des acteurs locaux pour grandir. “Nous avons des liens forts avec Silicon Cape, l’équivalent local de la French Tech, et aujourd’hui les pouvoirs publics sud-africains cherchent à nous financer. Ils voient dans la French Tech un moyen de se projeter à l’international”.

 

La French Tech Cape Town a trouvé des sponsors pour s’autofinancer, mais ce n’est pas un handicap assure son promoteur. “Ne pas avoir d’argent, cela oblige à trouver des solutions, à être imaginatif, à jouer la collaboration”, insiste Christophe Viarnaud.

 

UNE E-VALLÉE À ABIDJAN

A Abidjan, en Côte d’Ivoire, où s’était rendue Axelle Lemaire en 2015, on aimerait bien avoir un peu d’argent tout de même pour accélérer la structuration de l’écosystème. “On cherche des sponsors pour financer nos activités“, reconnaît Philippe Batreau, de la French Tech Abidjan. Un comité de pilotage se réunit de façon informelle mais il n’existe pas encore de structure officielle. “Nous sommes en symbiose avec l’écosystème local“, assure le chef de file de la French Tech. Un projet d’e-vallée, financé par des membres privés de la French Tech, est néanmoins envisagé courant 2017. Il s’agirait d’un nouveau lieu d’innovation associant Français et Ivoiriens.

 

DAKAR ET D’AUTRES CANDIDATS ?

Après La Réunion, qui rejoint le réseau en tant que membre d’un écosystème thématique e-santé, d’autres territoires africains pourraient-ils rejoindre prochainement le réseau ? La démarche vient d’être lancée à Dakar, au Sénégal, notamment par Karim Sy, fondateur de Jokkolabs, en lien avec l’ambassade de France. Et pourquoi pas aussi Tunis, qui dispose déjà de l’Alliance numérique franco-tunisienne ? Un hub à l’Est du continent pourrait aussi, à l’avenir, faire le lien avec l’écosystème thématique de La Réunion

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La Rédaction

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