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Facebook, Google et Twitter lancent une nouvelle structure pour lutter contre les « contenus haineux »

FILE PHOTO: The brand logo of Alphabet Inc's Google is seen outside its office in Beijing, China August 8, 2018. Picture taken with a fisheye lens. REUTERS/Thomas Peter/File Photo

Sous le feu des critiques depuis plusieurs mois, Facebook a annoncé lundi renforcer sa lutte contre les contenus extrémistes sur Internet en créant, aux côtés d’autres géants technologiques comme Google et Twitter, une structure indépendante.

Depuis l’attaque de Christchurch en Nouvelle-Zélande, en mars dernier, le premier réseau social au monde a multiplié les initiatives pour combattre les contenus « haineux et extrémistes ». Facebook avait alors mis 17 minutes avant d’interrompre la vidéo retransmise en direct d’un suprémaciste blanc, qui s’était filmé pendant qu’il attaquait une mosquée, tuant 51 fidèles musulmans.

Après « l’appel de Christchurch pour passer à l’action » en mai, soutenu entre autres par la Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern et le président français Emmanuel Macron, Facebook et ses partenaires ont annoncé avoir mis sur pied une nouvelle organisation en marge de l’Assemblée générale des Nations unies à New York. Jacinda Ardern et la numéro deux de Facebook, Sheryl Sandberg, devaient s’exprimer lundi soir pour officialiser le lancement de cette initiative.

« Déjouer les tentatives de plus en plus sophistiquées des terroristes »

Celle-ci prendra la suite d’un consortium, le Global Internet Forum to Counter Terrorism (GIFCT), créé en 2017 par Facebook, Microsoft, Twitter et Google (via YouTube). Le géant de Seattle Amazon ainsi que les plateformes LinkedIn (appartenant à Microsoft) et WhatsApp (Facebook) ont rejoint la structure remodelée.

Cette nouvelle mouture aura pour vocation de « déjouer les tentatives de plus en plus sophistiquées des terroristes et des extrémistes violents pour se servir des plateformes numériques », selon les termes d’un communiqué reçu par l’AFP.

La structure bénéficiera d’un personnel indépendant et d’un directeur exécutif, dont le nom n’a pas été dévoilé. Des acteurs non-gouvernementaux dirigeront quant à eux un comité consultatif. Les gouvernements des Etats-Unis, de la France, du Royaume-Uni, du Canada, de la Nouvelle-Zélande et du Japon auront également un rôle de consultation, tout comme des experts de l’ONU et de l’Union européenne.

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La Rédaction

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