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Coupe du monde : Brésil-Belgique, un match cinq étoiles

Véritable affiche des quarts de finale, le Brésil – Belgique prévu vendredi à 20 heures vaudra le coup d’œil. Le vainqueur de cette rencontre, qui affrontera celui de France – Uruguay en demie, sera peut-être le grand favori au titre final.

Le contexte

Le quart de finale le plus alléchant sur le papier tiendra-t-il toutes ses promesses ? Parmi les huit nations restantes, le Brésil et la Belgique sont peut-être celles qui ont le plus impressionné jusque-là. La Seleçao, loin du joga bonito de l’époque Ronaldinho, s’est affirmée comme une équipe parfaitement équilibrée et redoutable dans tous les secteurs du jeu. Meilleure défense du tournoi avec l’Uruguay (un seul but encaissé), le Brésil concède très peu d’occasions depuis l’entame du tournoi et possède dans le même temps un potentiel offensif incroyable.

 

A ce titre, les Belges n’ont pas à rougir. Avec 12 buts marqués (4 par match), les Diables Rouges affichent eux la meilleure attaque du tournoi grâce entre autres au talent des Lukaku, Hazard, De Bruyne et Mertens. Menée 2-0 en huitième contre le Japon, la troupe de Roberto Martinez a également su prouver qu’elle avait du caractère pour finalement s’imposer 3-2 en huitième de finale. Elle n’a toutefois pas réglé ses problèmes défensifs et le duel avec Neymar et consorts pourrait s’avérer particulièrement spectaculaire.

Meunier et Lukaku savourent le dernier but de la Belgique contre le Japon, en huitième de finale du Mondial.

Meunier et Lukaku savourent le dernier but de la Belgique contre le Japon, en huitième de finale du Mondial.Getty Images

Le joueur à suivre : Fernandinho

Comment jouer sans Casemiro ? Le Brésil n’est pas habitué à se poser la question tant la sentinelle du Real Madrid est devenue indispensable pour son sélectionneur. Mais Tite, privé vendredi de son numéro 6 pour cause de suspension, va pourtant devoir résoudre le problème. Et certainement aligner Fernandinho devant la défense, lui qui a endossé ce rôle en sélection les quelques fois où le Madrilène a manqué. Le joueur de Manchester City, qui joue également à ce poste avec Pep Guardiola en club, propose toutefois un autre style de football, moins rigoureux défensivement et plus porté vers l’avant. Face à l’armada belge, il n’est pas certain que le timing soit idéal.

Neymar et Fernandinho célèbrent un but brésilien contre le Mexique à la Coupe du monde.

Neymar et Fernandinho célèbrent un but brésilien contre le Mexique à la Coupe du monde.Getty Images

Trois stats à avoir en tête

24. Comme le nombre de tirs tentés par Neymar depuis l’entame de la compétition, soit 6 tirs par match. Le Brésilien est nettement en tête des joueurs qui frappent le plus lors du Mondial, lui qui n’a pas cadré la moitié de ses tirs (12). En 24 tentatives, le Parisien a marqué 2 buts.

1. Comme le nombre de qualification de la Belgique pour une demi-finale de Coupe du monde. La dernière et seule présence des Belges dans le dernier carré remonte à 1986. Ils avaient alors été éliminés par l’Argentine de Maradona, future vainqueur d’un tournoi controversé.

14. Comme le nombre de minutes qui ont accompagné les arrêts de jeu liés aux “blessures” de Neymar en 4 matches. C’est la statistique établie par les journalistes de la Radio télévision suisse (RTS) cette semaine, lesquels ont comptabilisé précisément 13 minutes et 50 secondes d’interruption en rapport aux 23 fautes sifflées pour le Brésilien.

Neymar au sol face à la Suisse.

Neymar au sol face à la Suisse.Getty Images

Ils ont dit

Rivaldo, ancien international brésilien, sur Neymar :

” Si tu dois faire des dribbles, fais-les. Si tu dois effectuer un sombrero, fais-le. Si tu dois marquer un but, marque-le. Et si tu dois tomber par les fautes (des adversaires), tombe, et si tu dois gagner du temps sur le terrain, fais-le aussi. Parce que tout le monde fait la même chose.”

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La Rédaction

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