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Les migrants, casse-tête pour l’Europe

Migrants are seen in a boat as they are rescued by Libyan coast guards in the Mediterranean Sea off the coast of Libya, January 15, 2018. Picture taken January 15, 2018. REUTERS/Hani Amara - RC11E0EF7200

L’Europe a eu du mal à gérer la grande crise migratoire des années 2015-2016. Depuis, les flux de migrants illégaux ont fortement décru, les routes ont changé. L’Union veut se protéger mais ses frontières demeurent poreuses et ses dirigeants divisés.

«Nous sommes mieux outillés pour surveiller les migrations irrégulières.» Fabrice Leggeri, le directeur de Frontex, l’agence européenne de protection des frontières de l’Union européenne, se veut rassurant. Installées dans un immeuble du centre de Varsovie, en Pologne, ses équipes tentent de suivre en temps réel, 24 heures sur 24, sur des écrans géants, les arrivées illégales sur le sol de l’Union. «Les cartes de notre salle de situation sont alimentées par les données des États membres, par des images aériennes et satellitaires ainsi que par nos officiers de liaison sur le terrain», détaille Ewa Moncure, la porte-parole de Frontex.

Ces derniers mois, l’inquiétude s’est déplacée du côté du détroit de Gibraltar, entre le Maroc et l’Espagne, où les passagers clandestins affluent. Créée en 2004 sans grands pouvoirs, Frontex monte lentement en puissance pour détecter ces migrations illégales et essayer de les empêcher: ses 650 agents utilisent déjà deux drones et seront bientôt dotés d’équipements supplémentaires pour essayer de contenir ce flux de migrants.

 

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La Rédaction

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