Société

Cameroun: deux versions différentes sur les douze Occidentaux libérés

Soldiers from the Rapid Intervention Battalion (BIR) secure a ceremony honouring four soldiers killed in the violence that erupted in the Northwest and Southwest Regions of Cameroon, where most of the country's English-speaking minority live, on November 17, 2017 in Bamenda. Four soldiers were killed this month in less than a week, in attacks attributed to secessionist "terrorists". / AFP PHOTO / STRINGER

Selon le ministre camerounais de la communication, Issa Tchiroma Bakary, douze touristes italiens et suisses enlevés au Cameroun anglophone ont été libérés, lundi 2 avril, par l’armée. « Une opération a permis la libération de douze touristes européens » dans la région du Sud-Ouest lundi, a indiqué le ministre dans un communiqué publié mercredi par la presse gouvernementale.

Les sept Suisses et cinq Italiens se trouvaient au Cameroun avec une organisation appelée African Adventure Group. Selon le communiqué, ils auraient été enlevés par « une bande de terroristes » dans la localité de Moungo-Ndor alors qu’ils se rendaient sur le site de Twin Lakes, deux lacs situés dans le secteur de Kupe Muanengumba. « Nous avons également neutralisé les terroristes qui les avaient pris en otage », a indiqué Issa Tchiroma Bakary à l’AFP.

Un ingénieur tunisien tué en mars

De son côté, l’agence de voyage italienne a simplement fait état, mercredi soir, d’une brève arrestation par « un groupe de personnes armées »« Le 2 avril, durant notre voyage au Cameroun sur un parcours ouvert à la circulation […] nous avons été arrêtés par un groupe de personnes armées qui a effectué un contrôle de nos documents et véhicules », écrit African Adventure dans un communiqué, qui précise que les touristes « vont bien et n’ont subi aucune violence ».

« Notre négociation avec ce groupe nous a permis d’obtenir leur autorisation pour repartir », précise l’agence. Mais « peu avant notre départ, une patrouille des forces spéciales camerounaises est arrivée sur place », poursuit le texte de l’agence, qui n’est pas clair sur d’éventuels coups de feu qui auraient été échangés, évoquant « un bref engagement » sans plus de détails.

« L’opération a permis d’éviter que leurs ravisseurs ne les emmènent au-delà de la frontière », a déclaré M. Tchiroma à l’AFP. Yaoundé soupçonne les séparatistes d’avoir établi leur base arrière au Nigeriavoisin. Dans une déclaration à l’AFP, Cho Ayaba, le chef des Ambazonia Defense Forces (ADF), l’un des principaux groupes armés en zone anglophone, a démenti être à l’origine de l’arrestation des touristes occidentaux.

C’est la seconde fois que des étrangers sont pris à partie dans les régions anglophones du Cameroun depuis début 2018 et la dégradation sécuritaire dans ces zones. Mi-mars, deux ingénieurs tunisiens avaient été enlevés. L’un d’eux avait été tué lors d’une opération de l’armée pour les libérer, « assassiné » par « les terroristes », selon l’armée.

 

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La Rédaction

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