Santé & Bien être

Les sodas «zéro sucre» : vraiment bons pour la santé ?

Par des campagnes marketing redoutables et mensongères, les grandes marques de sodas nous persuadent que les boissons « light » sont bénéfiques pour lutter contre l’obésité. En fait, plusieurs études tendent à prouver le contraire.

Alors que l’été est arrivé dans la région, l’envie de s’installer à la terrasse d’un café pour boire une boisson fraîche se fera de plus en plus ressentir. Mais comment concilier cela avec une alimentation saine ? Pour beaucoup la solution réside dans les boissons dites « sans sucre ». En réalité, selon de nombreuses études, ces sodas, remplis d’édulcorants tels que l’aspartame, la saccharine ou le sucralose, seraient encore plus nocifs pour la santé que leurs homologues sucrés, augmentant massivement les risques de diabète et d’obésité.

La faute à des publicités mensongères
Dans une étude de Guy Fagherazzi, parue en mars 2017 dans The Conversation France, ce chercheur en épidémiologie fait état de ses résultats après avoir étudié pendant 27 ans l’alimentation de près de 100.000 femmes dans le monde. Avec l’aide de ces données, l’équipe de recherche a réussi à démontrer, qu’à consommation égale, le risque de diabète est 60% plus élevé avec les boissons « light », comparé aux boissons sucrées classiques.

Cette étude est d’autant plus importante que les grandes marques jouent justement sur le caractère sain et « minceur » de ce type de produit. « Loin d’aider à résoudre la crise mondiale de l’obésité, les boissons sucrées artificiellement peuvent contribuer au problème et ne devraient pas être promues dans le cadre d’une alimentation saine », analyse le professeur Christopher Millett, dans une étude Plos Medicine. Les édulcorants, présents également dans les sucrettes, provoquent, tout comme le sucre classique, un pic de glycémie et stimulent l’appétit, ce qui les rend tout autant dangereux pour la santé.

Une consommation en édulcorant qui augmente chaque année
Un danger d’autant plus pernicieux que notre consommation en édulcorants a massivement augmenté ces dernières années. Les industriels les ont petit à petit intégrés de manière croissante dans les céréales, les biscuits, les gâteaux, les produits laitiers comme les yaourts allégés et même dans certains médicaments. Pour Guy Fagherazzi, il est grand temps de « réfléchir à la manière de faire passer des messages plus justes sur les bénéfices et les risques des édulcorants ».

Pour le moment, la cause de la nocivité de ces substances n’est pas clairement identifiée par les scientifiques mais plusieurs hypothèses sont avancées : augmentation de la sensation de faim par la stimulation des récepteurs du goût sucré; dérèglement du système hormonal affectant la métabolisation du glucose par l’organisme; ou encore changements dans la flore intestinale qui pourraient entraîner sur le long terme une résistance à l’insuline. Des risques qui s’ajoutent à ceux déjà présents dans les sodas classiques.

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La Rédaction

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