Politique Internationale

Affaire Skripal : 150 diplomates russes expulsés au total

Russia's flag flutters in front of the Russian Embassy in Tallinn, Estonia, on March 27, 2018. Fourteen European Union countries are to expel a total of 30 Russian diplomats in a coordinated international response to Moscow over the poisoning of Sergei Skripal in the English city of Salisbury, according to an AFP tally. / AFP / RAIGO PAJULA

Au lendemain de la décision des Etats-Unis et de l’UE d’expulser par dizaines des diplomates russes, en réaction à l’empoisonnement d’un ex-espion russe au Royaume-Uni, l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN) a suivi le mouvement.

L’OTAN a décidé, mardi 27 mars, de retirer leurs accréditations à sept membres de la mission russe et de rejeter trois demandes d’accréditation supplémentaires. L’alliance atlantique a également réduit la taille de la mission russe, a ajouté Jens Stoltenberg. Elle ne pourra plus accueillir que 20 personnes, contre 30 auparavant.

« Cela adresse un message très clair à la Russie, à savoir qu’il y a des coûts », a déclaré Jens Stoltenberg, le secrétaire général de l’OTAN lors d’une conférence de presse. « Notre décision reflète les graves préoccupations exprimées par les alliés pour leur sécurité », a expliqué le chef de l’OTAN, selon qui c’est la première fois qu’un agent neurotoxique est utilisé sur le territoire d’un pays membre de l’alliance.

Vague d’expulsions

Cent cinquante diplomates russes devraient, au total, être expulsés de 26 pays mais aussi de l’OTAN. Les Etats-Unis ont déclaré non grata 60 personnes ; le Royaume-Uni, 23 ; l’Ukraine, 13 ; la France, le Canada, l’Allemagne et la Pologne, 4 ; la République tchèque, la Moldavie et la Lituanie ont annoncé en expulser 3 ; l’Australie, l’Italie, l’Espagne, le Danemark, les Pays-Bas et l’Albanie, 2 ; L’Estonie, la Lettonie, la Finlande, la Suède, la Norvège, l’Irlande, la Roumanie, la Croatie, la Macédoine et la Hongrie un chacun.

Sergueï Skripal, 66 ans, et sa fille Ioulia, 33 ans, ont été retrouvés inconscients, le 4 mars, à Salisbury dans le sud de l’Angleterre. Ils sont toujours hospitalisés dans un état critique. Selon le gouvernement britannique, ils ont été victimes d’un agent neurotoxique militaire datant de l’époque soviétique, le Novitchok. La Russie dément toute implication.

Cet empoisonnement a pris des allures de confrontation Est-Ouest, les alliés occidentaux désignant la Russie d’une même voix.

 

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La Rédaction

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