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Côte d’Ivoire : tensions et grogne sociale, le régime Ouattara indexé

Côte d’Ivoire : tensions et grogne sociale, le régime Ouattara indexé

La situation politique et sociale est alarmante en Côte d’Ivoire.

Plusieurs ex – alliés du président Ouattara, ainsi que l’opposition dénoncent les dérives dictatoriales et l ‘ instrumentalisation de la justice par le clan Ouattara.

Dernier épisode en date, l’ex-ministre des Sports et député Alain Lobognon, proche du futur  ” ex – président” de l’assemblée nationale Guillaume Soro, a été condamné à un an de prison ferme et à 300 000 F CFA d’amende, au terme d’un procès tendu .

« Propagation de fausses nouvelles, incitation à la violence et trouble à l’ordre public », telles sont les charges retenues contre le bras droit de Soro. Le procureur Christophe Adou avait réclamé dans son réquisitoire « une peine exemplaire de 24 mois d’emprisonnement ferme », sous pretexte que les tweets de l’accusé, avaient eu « des conséquences », et que « des affrontements ont eu lieu ».

Me Affoussiata Bamba-Lamine, ex-porte-parole adjointe du gouvernement et ancienne porte-parole de la rébellion des Forces nouvelles (FN) à déclaré pour sa part : « C’est un procès politique tout simplement parce que notre client Alain Lobognon est un proche de Guillaume Soro et parce qu’il s’est prononcé très clairement contre la tentative d’un troisième mandat anticonstitutionnel du président de la République ».

Guillaume Soro, qui avait présidé une réunion du bureau de l’Assemblée nationale ayant abouti à un vote exigeant l’arrêt des poursuites contre les députés, n’a pas pour l’heure pas réagi. Avant l’audience, il avait écrit dans ce sens au procureur, en vain.

Amnesty International a dénoncé une tendance à la « répression des voix critiques », appelant à l’abandon des poursuites contre le député ainsi que deux autres activistes. « Les violations de la liberté d’expression risquent non seulement de fragiliser la paix sociale, mais aussi d’entraver le droit à l’accès et à la libre diffusion d’informations dans un contexte politique tendu à un an de l’élection présidentielle », s’est indigné Amnesty.

Il est à noter que le ministère de la justice est au centre de nombreuses critiques de la part de syndicats de magistrats et de l’ordre des avocats.

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La Rédaction

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