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Bagarre à Orly : les rappeurs Booba et Kaaris remis en liberté

Ce sera finalement la liberté et un placement sous contrôle judiciaire pour les deux rappeurs. La cour d’appel de Paris a rendu ce jeudi 23 août sa décision sur le sort de Booba et Kaaris, incarcérés depuis trois semaines à Fleury-Mérogis et à Fresnes, avant leur procès en septembre pour leur bagarre à l’aéroport d’Orly.

Les deux frères ennemis du rap français ont interdiction de quitter le territoire français et d’entrer en contact l’un avec l’autre. Ils doivent aussi remettre chacun une caution de 30.000 euros.

Ces deux figures du rap français, ainsi que huit de leur proches ayant participé à la rixe le 1er août, avaient contesté lundi leur placement en détention provisoire, décidé par le tribunal de Créteil (Val-de-Marne), où ils seront jugés le 6 septembre pour violences aggravées et vols en réunion avec destruction dans un lieu d’accès aux transports collectifs – des faits passibles d’une peine allant jusqu’à dix ans de prison.

Comme devant le tribunal de Créteil début août, leur défense avait soutenu lundi que ces “quarantenaires”, “pères de famille” à la situation stable, n’avaient rien à faire en prison. Ils avaient demandé à être placés sous contrôle judiciaire.

Booba – Kaaris : pourquoi ils se détestent tant
Certes, la bagarre générale aux airs de “cour de récré”, dans une salle d’embarquement de l’aéroport d’Orly devant des passagers médusés, était “déplorable”, avait reconnu l’avocat de Booba, Me Yann Le Bras. Mais, avait soutenu l’avocat de Kaaris, Me Yassine Yakouti, “il faut redonner à ce dossier sa juste proportion”, et “oublier les personnalités” des deux prévenus. En ordonnant leur placement en détention provisoire, “on a le sentiment que le tribunal de Créteil s’est fait le porte-voix des réseaux sociaux et des chaînes d’informations en continu”, avait-il déploré.

Devant la cour, les deux rappeurs de 41 et 38 ans avaient tous deux réitéré leurs regrets, et promis d’être “irréprochable” selon les mots de Booba, dans l’attente de leur procès.

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Un chèque de 20.000 euros
Leur défense avait proposé une caution, l’avocat de Booba présentant un chèque “de 20.000 euros” à la cour, l’équivalent de la moitié des dommages estimés par l’aéroport et la boutique de duty-free dégradée lors de l’altercation.

“Il ne suffit pas de dire ‘écoutez, j’ai un compte en banque, je suis connu dans le monde entier'”, avait néanmoins raillé l’avocat général, qui avait demandé le maintien en détention provisoire de tous les prévenus, considérant qu’il était fondé sur des “motivations sérieuses”. Dans ses réquisitions, il avait évoqué “l’explosion de violence, tout aussi inattendue qu’inacceptable”, dans les clans des deux rappeurs, ainsi que les dégradations et la fermeture temporaire du hall de l’aéroport après la rixe.

“Il faut protéger les personnes prévenues”, avait-il aussi dit, jugeant qu’il n’était “pas exclu” que Booba et Kaaris subissent des représailles “de la part des admirateurs de l’autre” s’ils sortaient de prison avant leur procès. Une hypothèse rejetée par les deux avocats.

 

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La Rédaction

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