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Arafat toujours menacé par un procès

L’huissier de la famille Naï a révélé, ce lundi 27 août, au cours d’un entretien téléphonique accordé à un confrère, qu’il pourrait faire jeter en prison Arafat DJ, nonobstant l’abandon des poursuites à son encontre. Il a expliqué que l’artiste n’a toujours pas versé le reste de la somme fixée par la justice ivoirienne en dédommagement de sa bastonnade sur Régis Naï.

A l’issue du procès par contumace d’Arafat DJ, le vendredi 26 mai 2018, le parquet avait exigé une peine de douze (12) mois de prison ferme plus 20 millions d’amende à l’encontre de l’artiste pour avoir battu et filmé un de ses protégés puis publié la vidéo sur le net. Alors qu’il était en Europe, fuyant la justice ivoirienne, il avait réussi à payer 10 millions au père de sa victime, M. Hervé Naï. Ce dernier s’en était d’ailleurs vanté dans une de ses publications sur Facebook, en début août. Ainsi, le Berus Sama devrait encore verser 10 autres millions à la famille de sa victime pour apaiser définitivement les cœurs. C’est pourquoi l’huissier de la famille Naï menace : « Si Arafat ne paie pas les 10 millions FCFA maintenant, on a la possibilité de le mettre en prison », annonce-t-il. L’huissier révèle aussi que, pour se faire payer, il a fait bloquer par le BURIDA, l’un des comptes de Daïshikan. Il se serait même rendu au domicile de l’artiste pour procéder à des saisies, mais il y aurait été refoulé. Pourtant, il y a quelques semaines, un proche d’Arafat DJ avait laissé entendre qu’il revenait au BURIDA de payer maintenant le reste de l’amende, au nom d’un accord dans ce sens.

L’auxiliaire de justice déplore un vice de procédure dans la levée des poursuites

Au cours de cet entretien téléphonique, l’huissier de justice aurait également dénoncé un vice de procédure dans la levée du mandat d’arrêt contre Arafat DJ. « Il devait être arrêté d’abord à son arrivée à Abidjan et nous avons été étonnés de le voir libre. Normalement, c’est de la prison qu’il devait faire la procédure de la levée du mandat d’arrêt » se désole-t-il, avant de dire qu’il se gardait de rentrer dans les considérations politiques qui veulent que le Ministre Hamed Bakayoko ait donné des consignes fermes afin que la justice lâche prise. Il souligne, enfin, que puisque Arafat DJ n’était pas concerné par la grâce présidentielle, la sanction du 26 mai était toujours pendante et que le Berus Sama pourrait être jeté en prison, à un moment ou à un autre, même s’il bénéficie de l’abandon de son mandat d’arrêt.

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La Rédaction

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