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Tensions et confusions autour de la zone tampon à la frontière turco-syrienne

A US soldier stands guard during a joint patrol with Turkish troops in the Syrian village of al-Hashisha on the outskirts of Tal Abyad town along the border with Turkey, on September 8, 2019. - The United States and Turkey began joint patrols in northeastern Syria aimed at easing tensions between Ankara and US-backed Kurdish forces. Six Turkish armoured vehicles crossed the border to join US troops in Syria for their first joint patrol under a deal reached between Washington and Ankara, an AFP journalist reported. (Photo by Delil SOULEIMAN / AFP)

Pressée d’officialiser ce bandeau d’environ 30 kilomètres entre la frontière turque et les zones syriennes contrôlées par les Unités de protection du peuple, Ankara accuse déjà Washington de traîner des pieds.

Ce devait être un petit pas vers une stabilisation du nord de la Syrie. Après des années de négociations, Ankara et Washington sont finalement parvenus, le mois dernier, à un accord prévoyant la mise en place d’une «zone tampon» d’environ 30 kilomètres entre la frontière turque et les zones syriennes contrôlées par les Unités de protection du peuple (YPG). Cette décision commune a permis d’éviter in extremis une intervention militaire turque unilatérale contre la milice kurde de Syrie, alliée stratégique de Washington dans la lutte contre Daech et qu’Ankara considère comme le bras droit du PKK. Ces dernières semaines, le président Erdogan n’avait cessé de réitérer son intention d’en finir avec ces «terroristes». Mais le «deal», qui implique le retrait des forces kurdes, demeure fragile et risque, à terme, de s’établir au détriment des populations civiles.

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La Rédaction

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