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Au Sénégal, des villageois se cotisent pour offrir un collège à leurs enfants

Sur la route qui mène à Ndiosmone, dans la région de Fatick, au Sénégal, c’est le même défilé tous les matins : le soleil à peine levé, des vagues d’adolescents, sac sur le dos, marchent le long du bitume pour atteindre leur collège ou lycée. Ils viennent des villages de Mbellongouth, Khondiogne ou Nakhama, et doivent parcourir entre 4 et 7 km pour se rendre à Ndiosmone.

De temps à autre, certains s’arrêtent et lèvent le pouce, espérant qu’une voiture, une moto ou une charrette accepte de les prendre. « Avec mes amis, on se rejoint sur la route pour être en groupe. Le temps paraît moins long. Malgré tout, j’ai souvent mal aux pieds, se plaint Serigne Sarr, 13 ans, inscrit en 6eMais tout ceci va nous endurcir, je pense. »

Néanmoins, chez les parents, on ne voit plus les bienfaits d’une telle expérience. « Ma fille a 14 ans et elle quitte la maison à 6 heures alors qu’il fait encore nuit », déplore, à Mbellongouth, Baabou Faye, père d’Aïssatou, scolarisée au collège de Ndiosmone. « Nos enfants sont les derniers de la classe, renchérit Doudou Ndour, président de l’association des parents d’élèves des trois villages. Le soir, ils rentrent fatigués et ne peuvent pas réviser correctement. »

 

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La Rédaction

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