Economie Afrique

Zone franc: lutte contre les flux financiers illicites

A l’issue de la rencontre tenue à brazzaville au congo, les ministres des finances de la “zone franc ” ont pris l’engagement de poursuivre les différentes réformes engagées pour une croissance soutenue et inclusive. Engagements aussi en vue de lutter contre les flux financiers illicites dans les 15 pays membres.

Selon le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, les perspectives macroéconomiques et les reformes politiques publiques en cours sont d’une réelle efficacité, cependant les ministres des Finances ont relevé que «la convergence réelle peine à progresser dans la zone franc, témoignant des nombreux obstacles auxquels se heurte l’intégration régionale».Par ailleurs, dans leur communiqué final, les ministres de la zone franc ont aussi rappelé «les risques découlant d’importants déficits publics et d’un ré -endettement rapide».

«Nous sommes tous engagés dans la même direction. Pour que nous puissions avancer, il faut que tous les États membres de la zone franc signent l’appel de Yaoundé au sortir de cette réunion», a déclaré le ministre français de l’Economie et des Finances, Bruno le Maire, en affirmant que «cet acte sera un signal politique fort pour marquer notre volonté de lutter contre le blanchiment d’argent et le terrorisme, car ce n’est pas seulement un sujet de sécurité, mais c’est aussi un élément de renforcement de la compétitivité économique».

Si la question de l’avenir du Fcfa n’était pas au centre des discussions cette fois, le ministre français n’a pas échappé aux questions des journalistes, alors que des voix s’élèvent de plus en plus parmi certains économistes pour dénoncer l’arrimage de cette monnaie à l’euro, ce qui est de nature à plomber la compétitivité des économies des pays de la zone franc.

Le ministre Bruno le Maire préfère lui mettre en avant l’argument de la stabilité qu’offre cet arrimage et qui pourrait être remis en cause en cas d’arrimage à un panier de devises, comme l’estiment certains :

«Le premier atout de cette monnaie c’est la stabilité. Quand je regarde les résultats économiques de ces États de la zone franc comparés à d’autres pays qui ont des situations économiques et de production similaires, les États membres de la zone franc s’en sortent mieux sans doute parce qu’il y a cette convertibilité avec l’euro», a soutenu Bruno Le Maire, ministre français de l’Economie.

C’est aussi ce qu’a défendu son homologue congolais en charge des Finances, Calixte Nganongo, pour qui une monnaie a avant tout besoin «de stabilité, de solidarité, de fluidité et de sécurité». Enfin, a poursuivi le ministre congolais, «elle a besoin de force parce qu’elle soutient l’économie. Vous avez compris que la zone franc recherche tous ces éléments».

Profitant de l’occasion, le ministre français de l’Economie a échangé avec plusieurs de ses homologues de la zone. Il a réitéré l’engagement de la France à accompagner les pays africains dans leurs efforts de consolidation budgétaire et mise en œuvre des réformes structurelles. C’est le cas par exemple avec le Congo qui fait face à d’importantes difficultés financières et qui attend toujours une assistance financière du FMI. A ce niveau, le ministre Le Maire a confirmé l’engagement de la France à aider Brazzaville avec une enveloppe de 135 millions d’euros dès que le pays parviendra à conclure un programme de soutien avec le Fonds au même titre que les autres pays de la CEMAC.

About the author

La Rédaction

Poster un commentaire

Ajouter un commentaire

Cliquez ici pour commenter

Laisser un commentaire

Rubriques