Economie Afrique Société

Maladies du manioc en Afrique: une menace majeure pour la sécurité alimentaire

Le cadre du programme stratégique régional de lutte contre les maladies du manioc en Afrique centrale, orientale et australe (CaCESA) couvre 15 pays (.

La population totale de cette zone est estimée à environ 290 millions de personnes.

Le manioc y constitue une denrée de base pour une part importante des habitants (entre
20 et 25 pour cent).

L’importance locale du manioc s’explique par le rôle qu’il joue, associé à d’autres cultures vivrières, dans le régime alimentaire local et le panier de la ménagère. Le manioc étant une denrée de base, les maladies qui l’atteignent ont un impact immédiat sur l’approvisionnement alimentaire des populations.

Dans certaines provinces, la pénurie et l’insécurité alimentaires ont atteint un tel stade de gravité que les familles rurales sont dépendantes de l’aide extérieure.

Dans ce contexte, les personnes vulnérables, pour qui le manioc est la principale culture vivrière, peuvent être aidées durablement dans leur réinstallation après un déplacement et/ou un autre choc, uniquement si elles ont accès à un matériel de plantation sain et de qualité.

Or, ceci nécessite l’existence de services solides capables de reproduire et de faire émerger de nouvelles variétés, d’agencements performants pour la multiplication des tiges saines et de compétences en matière de contrôle des maladies locales au sein d’un système amélioré de production agricole.

 

Quelques données statistiques concernant les pays inclus dans le cadre CaCESA:

  •  Population totale: 291 800 0002
  • Personnes déplacées dans leur propre pays: 5 598 0003
  • Réfugiés: 1 598 0004
    • Indice de pauvreté: moyenne de 51 pour cent5
    • Proportion de personnes sous-alimentées: 39,5 pour cent6
    • La population vulnérable représente plus de 30 millions de personnes.

Ces dernières risquent de basculer dans l’insécurité alimentaire du fait de leur exposition à divers facteurs de risque et à des situations stressantes.

Les deux maladies virales qui sévissent actuellement, transmises par la mouche blanche (Bemisia tabaci) ainsi que par le déplacement du matériel végétal infecté, représentent désormais une sérieuse menace pour la culture du manioc dans de nombreuses zones de la région.
Selon les chercheurs de l’Organisation nationale de recherche agricole ougandaise (NARO), la densité de population des mouches blanches a significativement augmenté ces dernières années, et ces insectes ravagent doublement les plants de manioc puisqu’elles endommagent elles-mêmes directement les feuilles de manioc et sont des vecteurs de la maladie.

Source: fao.org

About the author

La Rédaction

Ajouter un commentaire

Cliquez ici pour commenter

Laisser un commentaire

Rubriques